Nouvelles histoires extraordinaires

By Edgar Allan Poe

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cortège de spectres!--avaient dépassé dans leur descente
les limites de l'illimité, et s'étaient arrêtés, vaincus par l'infini
ennui de leur besogne. Ensuite mon âme retrouve une sensation de fadeur
et d'humidité; et puis tout n'est plus que folie,--la folie d'une
mémoire qui s'agite dans l'abominable.

Très-soudainement revinrent dans mon âme son et mouvement,--le mouvement
tumultueux du coeur, et dans mes oreilles le bruit de ses battements.
Puis une pause dans laquelle tout disparaît. Puis, de nouveau, le son,
le mouvement et le toucher,--comme une sensation vibrante pénétrant mon
être. Puis, la simple conscience de mon existence, sans
pensée,--situation qui dura longtemps. Puis, très-soudainement, la
_pensée_, et une terreur frissonnante, et un ardent effort de comprendre
au vrai mon état. Puis un vif désir de retomber dans l'insensibilité.
Puis brusque renaissance de l'âme et tentative réussie de mouvement. Et
alors le souvenir complet du procès, des draperies noires, de la
sentence, de ma faiblesse, de mon évanouissement. Quant à tout ce qui
suivit, l'oubli le plus complet; ce n'est que plus tard et par
l'application la plus énergique que je suis parvenu à me le rappeler
vaguement.

Jusque-là, je n'avais pas ouvert les yeux, je sentais que j'étais couché
sur le dos et sans liens. J'étendis ma main, et elle tomba lourdement
sur quelque chose d'humide et dur. Je la laissai reposer ainsi pendant
quelques minutes, m'évertuant à deviner où je pouvais être et _ce que_
j'étais devenu. J'étais impatient de me servir de mes yeux, mais je
n'osais pas. Je redoutais le premier coup d'oeil sur les objets
environnants. Ce n'était pas que je craignisse de regarder des choses
horribles, mais j'étais épouvanté de l'idée de ne rien voir. À la
longue, avec une folle angoisse de coeur, j'ouvris vivement les yeux.
Mon affreuse pensée se trouvait donc confirmée. La noirceur de
l'éternelle nuit m'enveloppait. Je fis un effort pour respirer. Il me
semblait que l'intensité des ténèbres m'oppressait et me suffoquait.
L'atmosphère était intolérablement lourde. Je restai paisiblement
couché, et je fis un effort pour exercer ma raison. Je me rappelai les
procédés de l'Inquisition, et, partant de là, je m'appliquai à en
déduire ma position réelle. La sentence avait été prononcée, et il me
semblait que, depuis lors, il s'était écoulé un long intervalle de
temps. Cependant, je n'imaginai pas un seul instant que je fusse
réellement mort. Une telle idée, en dépit de toutes les fictions
littéraires, est tout à fait incompatible avec l'existence réelle;--mais
où étais-je, et dans quel état? Les condamnés à mort, je le savais,
mouraient ordinairement dans les _auto-da-fé_. Une solennité de ce genre
avait été célébrée le soir même du jour de mon

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Text Comparison with Ligeia und andere Novellen; Sieben Gedichte

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»Es gibt keine auserlesene Schönheit«, sagt Bacon Lord Verulam da, wo er von allen Formen und Arten der Schönheit spricht, »ohne eine gewisse Seltsamkeit in der Proportion.
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Mit welch ungeheurem Triumph -- mit welch lebhaftem Entzücken -- mit welch himmlischer Hoffnung konnte ich, wenn sie in diesem so unbekannten, so wenig gepflegten Studium sich helfend zu mir neigte,.
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Aus -- aus sind die Lichter -- alle aus! Vor jede zuckende Gestalt Der Vorhang fällt mit Wetterbraus, Ein Leichentuch finster und kalt.
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Der obre Teil dieser ungeheuren Fensterscheibe wurde durch das Rankenwerk eines uralten Weinstocks, der an den massigen Mauern des Turmes emporkletterte, dunkel beschattet.
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Doch gibt es keine Burg im Lande, die stolzer und ehrwürdiger wäre als mein Stammschloß mit seinen düstern, grauen Hallen.
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Es war nicht einmal, wie man leichthin hätte annehmen können, ein besonders übertriebnes Stadium dieses Hinträumens, sondern etwas ganz und gar anderes.
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Denn die Stunden deines Glückes sind vorüber, und Freude erblüht nicht zweimal im Leben, nicht zweimal, wie die Rosen von Paestum zweimal blühen im Jahre.
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Und an ihren Orten brachen -- zu zehn auf einmal -- dunkle, blauäugige Veilchen auf, und ihre Augen standen immer voll Tau und blickten kummervoll.
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Ich warf mich auf den Rasen unter die Zweige eines unbekannten duftenden Gesträuches, um in Betrachtung des Bildes versunken zu ruhen.
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Bei dem unfaßlichen Vermögen.
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Freilich, Natur war es noch immer, aber sie war beeinflußt worden.
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Nach links ist die Szene sanfter, und das Künstliche ist stärker betont.
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Durch Zypressenallee, die titanisch, Bin ich mit meiner Seele gegangen -- .
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Und nun da in alternder Nacht Die Sternuhr gen Morgen sich schob -- Da die Sternuhr gen Morgen sich schob -- Ward am End' unsres Pfades entfacht Ein Schimmern, das Nebel umwob, Aus dem mit wachsender Pracht Ein Halbmond sein Doppelhorn hob -- Astartes demantene Pracht Deutlich ihr Doppelhorn hob.
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Haltend Schritt, Schritt, Schritt Tanzt er.
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Gab gleiche feurige Erbschaft nicht Dem Cäsar Rom -- wie dieses mir? Das Erbe königlicher.
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Kanntest du Leidenschaft?.
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Jugend ist eine Sommersonne, Die nichts uns läßt von Wert und Wonne, Wenn sie verschwand, nur Nichts und Not.
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Unendlichkeit und Öde! Schwermut, Schweigen! Uralter Zeit Erinnern -- düstere Nacht! Ich fühl euch jetzt -- fühl eure ganze Wucht -- O Zauber, stärker als Judäas König Voreinst gelehrt im Berg Gethsemane! O Wunder, machtvoller als der Chaldäer Jemals verzückt aus stillen Sternen zog! Hier, wo ein Held einst stürzte, stürzt die Säule.
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