Nouvelles histoires extraordinaires

By Edgar Allan Poe

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me troubla, et, levant les yeux, je vis que ma
cousine avait quitté la chambre. Mais la chambre dérangée de mon
cerveau, le _spectre_ blanc et terrible de ses dents ne l'avait pas
quittée et n'en voulait pas sortir. Pas une piqûre sur leur
surface,--pas une nuance dans leur émail,--pas une pointe sur leurs
arêtes que ce passager sourire n'ait suffi à imprimer dans ma mémoire!
Je les vis _même alors_ plus distinctement que je ne les avais vues
_tout à l'heure_.--Les dents!--les dents!--Elles étaient là,--et puis
là,--et partout,--visibles, palpables devant moi; longues, étroites et
excessivement blanches, avec les lèvres pâles se tordant autour,
affreusement distendues comme elles étaient naguère. Alors arriva la
pleine furie de ma monomanie, et je luttai en vain contre son
irrésistible et étrange influence. Dans le nombre infini des objets du
monde extérieur, je n'avais de pensées que pour les dents. J'éprouvais à
leur endroit un désir frénétique. Tous les autres sujets, tous les
intérêts divers furent absorbés dans cette unique contemplation.
Elles--elles seules,--étaient présentes à l'oeil de mon esprit, et leur
individualité exclusive devint l'essence de ma vie intellectuelle. Je
les regardais dans tous les jours. Je les tournais dans tous les sens.
J'étudiais leur caractère. J'observais leurs marques particulières. Je
méditais sur leur conformation. Je réfléchissais à l'altération de leur
nature. Je frissonnais en leur attribuant dans mon imagination une
faculté de sensation et de sentiment, et même, sans le secours des
lèvres, une puissance d'expression morale. On a fort bien dit de
mademoiselle Sallé que _tous ses pas étaient des sentiments_, et de
Bérénice je croyais plus sérieusement que _toutes les dents étaient des
idées. Des idées!_--ah! voilà la pensée absurde qui m'a perdu! _Des
idées!_--ah! _voilà donc pourquoi_ je les convoitais si follement! Je
sentais que leur possession pouvait seule me rendre la paix et rétablir
ma raison.

Et le soir descendit ainsi sur moi,--et les ténèbres vinrent,
s'installèrent, et puis s'en allèrent,--et un jour nouveau parut,--et
les brumes d'une seconde nuit s'amoncelèrent autour de moi,--et toujours
je restais immobile dans cette chambre solitaire,--toujours assis,
toujours enseveli dans ma méditation,--et toujours le _fantôme_ des
dents maintenait son influence terrible, au point qu'avec la plus
vivante et la plus hideuse netteté il flottait çà et là à travers la
lumière et les ombres changeantes de la chambre. Enfin, au milieu de mes
rêves, éclata un grand cri d'horreur et d'épouvante, auquel succéda,
après une pause, un bruit de voix désolées, entrecoupées par de sourds
gémissements de douleur ou de deuil. Je me levai, et, ouvrant une des
portes de la bibliothèque, je trouvai dans l'antichambre une domestique
tout en larmes, qui me dit que

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Text Comparison with Poemas

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Long Island desarrollaba la inmensa cinta de sus costas, y Staten Island, como en el marco de una viñeta, se presentaba en su hermosura, tentando al lápiz, ya que no, por falta de sol, a la máquina fotográfica.
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Pero, ¿sabes?, se te ha herido mucho por el mundo, divinidad, manchando tu esplendor.
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para que su nombre y su obra no sean a la continua recordados.
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En el segundo hay más realidad: esa mirada triste, de tristeza contagiosa, esa boca apretada, ese vago gesto de dolor y esa frente ancha y magnífica en donde se entronizó la palidez fatal del sufrimiento, pintan al desgraciado en sus días de mayor infortunio, quizá en los que precedieron a su muerte.
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En él la ecuación dominaba a la creencia, y aun en lo referente a Dios y sus tributos, pensaba con Spinosa que las cosas invisibles y todo lo que es objeto del entendimiento no puede percibirse de otro modo que por los ojos de la demostración; olvidando la profunda afirmación filosófica: _Intelectus noster sic ¿de habet? ad prima entium quæ sunt manifestissima in natura, sicut oculus vespertillionis ad solem.
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He ahí porque (como cada uno lo sabe en ese reino más allá de la mar) un soplo descendió desde la noche de una nube, helando a mi Annabel Lee.
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Tiernamente me abraza, apasionadamente me.
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UN ENSUEÑO EN UN ENSUEÑO Recibid este beso en la frente.
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Un oscuro vapor de opio y de rocío se exhala de su.
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Pero mientras ella mira en tu corriente,--que resplandece y tiembla, ¿por qué el más hermoso de todos ríos recuerda a uno de sus adoradores? Es porque en su corazón como en tu onda, su imagen está profundamente grabada; en su corazón que tiembla bajo el brillo de sus ojos que buscan el alma! 1829.
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EL REINO DE LAS HADAS Valles oscuros, torrentes umbríos, bosques nebulosos en los cuales nadie puede descubrir las formas a causa de las lágrimas que gota a gota se lloran de todas partes! Allá, lunas desmesuradas crecen y decrecen, siempre, ahora, siempre, a cada instante de la noche, cambiando siempre de lugar, y bajo el hálito de sus faces pálidas ellas oscurecen el resplandor de las temblorosas estrellas.
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Una nube oscura vino a pasar, semejante a un sudario, y fué entonces que me volví hacia ti, Estrella del Sur, orgullosa en tu gloria lejana.
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IV Y cuando la noche ya avanza de estrellas al vago tremer, al fin de la oscura avenida un lánguido rayo se ve, fulgor diamantino que anuncia de fúnebre velo al través, que emerge de nube fantástica la Luna, la blanca Astarté.
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eso es todo, ¡y nada más!» Paso a paso, fuerza y bríos fué mi espíritu cobrando: «Caballero--dije--o dama: mil perdones os demando; mas, el caso es que dormía, y con tanta gentileza me vinisteis a llamar, y con tal delicadeza y tan tímida constancia os pusisteis a tocar que no oí»--dije--y las puertas abrí al punto de mi estancia; ¡sombras sólo y.
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Dijo el cuervo: «¡Nunca más!» «Eh, profeta--dije--o duende, mas profeta al fin, ya seas ave o diablo--ya te envíe la tormenta, ya te veas por los ábregos barrido a esta playa, desolado pero intrépido a este hogar por los males devastado, .