Nouvelles histoires extraordinaires

By Edgar Allan Poe

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dans mes filets. Enfin mon plan étant bien mûri, je me
rencontrai avec lui,--dans l'intention bien arrêtée d'en finir,--chez un
de nos camarades, M. Preston, également lié avec nous deux, mais
qui,--je dois lui rendre cette justice,--n'avait pas le moindre soupçon
de mon dessein. Pour donner à tout cela une meilleure couleur, j'avais
eu soin d'inviter une société de huit ou dix personnes, et je m'étais
particulièrement appliqué à ce que l'introduction des cartes parût tout
à fait accidentelle, et n'eût lieu que sur la proposition de la dupe que
j'avais en vue. Pour abréger en un sujet aussi vil, je ne négligeai
aucune des basses finesses, si banalement pratiquées en pareille
occasion, que c'est merveille qu'il y ait toujours des gens assez sots
pour en être les victimes.

Nous avions prolongé notre veillée assez avant dans la nuit, quand
j'opérai enfin de manière à prendre Glendinning pour mon unique
adversaire. Le jeu était mon jeu favori, l'écarté. Les autres personnes
de la société, intéressées par les proportions grandioses de notre jeu,
avaient laissé leurs cartes et faisaient galerie autour de nous. Notre
parvenu, que j'avais adroitement poussé dans la première partie de la
soirée à boire richement, mêlait, donnait et jouait d'une manière
étrangement nerveuse, dans laquelle son ivresse, pensais-je, était pour
quelque chose, mais qu'elle n'expliquait pas entièrement. En très-peu de
temps il était devenu mon débiteur pour une forte somme, quand, ayant
avalé une longue rasade d'oporto, il fit juste ce que j'avais froidement
prévu,--il proposa de doubler notre enjeu, déjà fort extravagant. Avec
une heureuse affectation de résistance, et seulement après que mon refus
réitéré l'eût entraîné à des paroles aigres qui donnèrent à mon
consentement l'apparence d'une pique, finalement je m'exécutai. Le
résultat fut ce qu'il devait être: la proie s'était complètement
empêtrée dans mes filets; en moins d'une heure, il avait quadruplé sa
dette. Depuis quelque temps, sa physionomie avait perdu le teint fleuri
que lui prêtait le vin; mais alors, je m'aperçus avec étonnement qu'elle
était arrivée à une pâleur vraiment terrible. Je dis: avec étonnement;
car j'avais pris sur Glendinning de soigneuses informations; on me
l'avait représenté comme immensément riche, et les sommes qu'il avait
perdues jusqu'ici, quoique réellement fortes, ne pouvaient pas,--je le
supposais du moins,--le tracasser très-sérieusement, encore moins
l'affecter d'une manière aussi violente. L'idée qui se présenta le plus
naturellement à mon esprit fut qu'il était bouleversé par le vin qu'il
venait de boire; et dans le but de sauvegarder mon caractère aux yeux de
mes camarades, plutôt que par un motif de désintéressement, j'allais
insister péremptoirement pour interrompre le jeu, quand quelques mots
prononcés à côté de moi parmi

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Text Comparison with The Complete Poetical Works of Edgar Allan Poe Including Essays on Poetry

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But if I put Howard as a Latinist on a level with Poe, I do him full justice.
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Edgar Poe was buried in the family grave of his grandfather, General Poe, in the presence of a few friends and relatives.
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" Ah, distinctly I remember, it was in the bleak December, And each separate dying ember wrought its ghost upon the floor.
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Take this kiss upon the brow! And, in parting from you now, Thus much let me avow-- You are not wrong, who deem That my days have been a dream: Yet if hope has flown away In a night, or in a day, In a vision or in none, Is it therefore the less _gone_? _All_ that we see or seem Is but a dream within a dream.
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* * * * * 19.
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POLITIAN and BALDAZZAR.
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_Pol_.
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_Lal_.
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The Earl of Leicester here! _Pol_.
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" These scenes were included, unaltered, in the 1845 collection of Poems by Poe.
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Be not, my son, Too positive again.
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I have not always been as now: The fevered diadem on my brow I claimed and won usurpingly-- Hath not the same fierce heirdom given Rome to the Caesar--this to me? The heritage of a kingly mind, And a proud spirit which hath striven Triumphantly with human kind.
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Helen, thy beauty is to me Like those Nicean barks of yore, That gently, o'er a perfumed sea, The weary, wayworn wanderer bore To his own native shore.
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But the skies that angel trod, Where deep thoughts are a duty-- Where Love's a grow-up God-- Where the Houri glances are Imbued with all the beauty Which we worship in a star.
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They were at once ascribed to Poe,.
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The three pieces are included in the present collection, so the reader can judge for himself what pretensions they possess to be by the author of "The Raven.
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[Footnote 1: Moraux is here derived from _moeurs_, and its meaning is "_fashionable_," or, more strictly, "of manners.
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' Among men, my Agathos, this idea would be considered heretical in the extreme.
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In speaking of the Poetic Principle, I have no design to be either thorough or profound.
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Speaking of Poesy, the author says: "By the murmur of a spring, Or the least boughs rustleling, By a daisy whose leaves spread, Shut when Titan goes to bed, Or a shady bush or tree, She could more infuse in me Than all Nature's beauties con In some other wiser man.