Nouvelles histoires extraordinaires

By Edgar Allan Poe

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avoir
quitté la maison du docteur Bransby, j'ai appris par hasard que mon
homonyme était né le 19 janvier 1813,--et c'est là une coïncidence assez
remarquable, car ce jour est précisément celui de ma naissance.

Il peut paraître étrange qu'en dépit de la continuelle anxiété que me
causait la rivalité de Wilson et son insupportable esprit de
contradiction, je ne fusse pas porté à le haïr absolument. Nous avions,
à coup sûr, presque tous les jours une querelle, dans laquelle,
m'accordant publiquement la palme de la victoire, il s'efforçait en
quelque façon de me faire sentir que c'était lui qui l'avait méritée;
cependant un sentiment d'orgueil de ma part, et de la sienne une
véritable dignité, nous maintenaient toujours dans des termes de stricte
convenance, pendant qu'il y avait des points assez nombreux de
conformité dans nos caractères pour éveiller en moi un sentiment que
notre situation respective empêchait seule peut-être de mûrir en amitié.
Il m'est difficile, en vérité, de définir ou même de décrire mes vrais
sentiments à son égard; ils formaient un amalgame bigarré et
hétérogène,--une animosité pétulante qui n'était pas encore de la haine,
de l'estime, encore plus de respect, beaucoup de crainte et une immense
et inquiète curiosité. Il est superflu d'ajouter, pour le moraliste, que
Wilson et moi, nous étions les plus inséparables des camarades.

Ce fut sans doute l'anomalie et l'ambiguïté de nos relations qui
coulèrent toutes mes attaques contre lui--et, franches ou dissimulées,
elles étaient nombreuses,--dans le moule de l'ironie et de la charge (la
bouffonnerie ne fait-elle pas d'excellentes blessures?), plutôt qu'en
une hostilité plus sérieuse et plus déterminée. Mais mes efforts sur ce
point n'obtenaient pas régulièrement un parfait triomphe, même quand mes
plans étaient le plus ingénieusement machinés; car mon homonyme avait
dans son caractère beaucoup de cette austérité pleine de réserve et de
calme, qui, tout en jouissant de la morsure de ses propres railleries,
ne montre jamais le talon d'Achille et se dérobe absolument au ridicule.
Je ne pouvais trouver en lui qu'un seul point vulnérable, et c'était
dans un détail physique, qui, venant peut-être d'une infirmité
constitutionnelle, aurait été épargné par tout antagoniste moins acharné
à ses fins que je ne l'étais;--mon rival avait une faiblesse dans
l'appareil vocal qui l'empêchait de jamais élever la voix _au-dessus
d'un chuchotement très-bas_. Je ne manquais pas de tirer de cette
imperfection tout le pauvre avantage qui était en mon pouvoir.

Les représailles de Wilson étaient de plus d'une sorte, et il avait
particulièrement un genre de malice qui me troublait outre mesure.
Comment eut-il dans le principe la sagacité de découvrir qu'une chose
aussi minime pouvait me vexer, c'est

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Text Comparison with Poemas

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», dice Groussac; «esos feroces calibanes.
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EL HOMBRE La influencia de Poe en el arte universal ha sido suficientemente honda y transcendente.
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Renace en él el alma caballeresca de los Le Poer alabados en las crónicas de Generaldo Gambresio.
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De todos los retratos que han llegado a mis manos, los que más me han llamado la atención son el de Chiffart, publicado en la edición ilustrada de Quantin, de los _Cuentos extraordinarios_, y el grabado por R.
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El amable y delicado ángel de poesía sabía dar excelentes puñetazos.
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La Ciencia impide al poeta penetrar y tender las alas en la atmósfera de las verdades ideales.
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Pero nuestro amor era más fuerte que el amor de aquellos que nos aventajan en edad y en saber, y ni los ángeles del cielo ni los demonios de los abismos de la mar podrán separar jamás mi alma del alma de la bella Annabel Lee.
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mar, en su tumba, al borde de la mar quejumbrosa.
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UN ENSUEÑO EN UN ENSUEÑO Recibid este beso en la frente.
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Ved, como parecido al Leteo, el lago parece adormecerse a sabiendas y por nada del mundo quisiera despertar.
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¡Oh sortilegios más eficaces que aquellos que el rey de Judea enseñó en los jardines de Gethsemaní! ¡Oh encantos más poderosos que los que la Caldea encantada arrancó jamás a las tranquilas estrellas! Aquí, en donde cayó un héroe, cae una columna! Aquí, en donde el águila teatral brillaba, cubierta de oro, el oscuro murciélago hace su aquelarre de media noche.
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1829.
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Aunque serena, la noche fruncirá su ceño, y las estrellas, de lo alto de sus tronos celestes, no bajarán más sus miradas con un resplandor parecido al de la esperanza que se concede a los mortales; pero sus órbitas rojas, desprovistas de todo rayo, serán para tu corazón marchito como una quemadura, como una fiebre que querrá unirse a ti para siempre.
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LA ESTRELLA DE LA TARDE Era en el corazón del verano y en medio de la noche.
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Mira: la senda de los cielos busca; sigamos sin temor sus limpios rayos que ellos a playa llevarán segura, sigamos esa luz limpia y tranquila a través de la bóveda cerúlea.
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Pero el viajero que azorado cruza la región no contempla sin espantos que a los mortales ojos sus misterios perennemente seguirán sellados, así lo quiere la Deidad sombría que tiene allí su imperio incontrastado.
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Esto y más--sobre cojines reclinado--con anhelo me empeñaba en descifrar, sobre el rojo terciopelo do imprimía viva huella luminoso mi fanal-- terciopelo cuya púrpura ¡ay! jamás volverá ella a oprimir--¡Ah! ¡Nunca más! Pareciome el aire entonces, por incógnito incensario que un querube columpiase de mi alcoba en el santuario, perfumado--«Miserable sér--me dije--Dios te ha oído y por medio angelical, tregua, tregua y el olvido del recuerdo de Leonora te ha venido hoy a brindar: ¡bebe! bebe ese nepente, y así todo olvida ahora.
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