Nouvelles histoires extraordinaires

By Edgar Allan Poe

Page 121

incendiées, et s'abattirent au milieu
des choses avec une volée d'imprécations.

La salle dans laquelle ils tombèrent se trouva être le magasin d'un
entrepreneur des pompes funèbres; mais une trappe ouverte, dans un coin
du plancher près de la porte, donnait sur une enfilade de caves, dont
les profondeurs, comme le proclama un son de bouteilles qui se brisent,
étaient bien approvisionnées de leur contenu traditionnel. Dans le
milieu de la salle une table était dressée,--au milieu de la table, un
gigantesque bol plein de punch, à ce qu'il semblait. Des bouteilles de
vins et de liqueurs, concurremment avec des pots, des cruches et des
flacons de toute forme et de toute espèce, étaient éparpillées à
profusion sur la table. Tout autour, sur des tréteaux funèbres siégeait
une société de six personnes. Je vais essayer de vous les décrire une à
une.

En face de porte d'entrée, et un peu plus haut que ses compagnons, était
assis un personnage qui semblait être le président de la fête. C'était
un être décharné, d'une grande taille, et Legs fut stupéfié de se
trouver en face d'un plus maigre que lui. Sa figure était aussi jaune
que du safran;--mais aucun trait, à l'exception d'un seul, n'était assez
marqué pour mériter une description particulière. Ce trait unique
consistait dans un front si anormalement et si hideusement haut qu'on
eût dit un bonnet ou une couronne de chair ajoutée à sa tête naturelle.
Sa bouche grimaçante était plissée par une expression d'affabilité
spectrale, et ses yeux, comme les yeux de toutes les personnes
attablées, brillaient du singulier vernis que font les fumées de
l'ivresse. Ce gentleman était vêtu des pieds à la tête d'un manteau de
velours de soie noire, richement brodé, qui flottait négligemment autour
de sa taille à la manière d'une cape espagnole. Sa tête était
abondamment hérissée de plumes de corbillard, qu'il balançait de-ci
de-là avec un air d'afféterie consommée; et dans sa main droite il
tenait un grand fémur humain, avec lequel il venait de frapper, à ce
qu'il semblait, un des membres de la compagnie pour lui commander une
chanson.

En face de lui, et le dos tourné à la porte, était une dame dont la
physionomie extraordinaire ne lui cédait en rien. Quoique aussi grande
que le personnage que nous venons de décrire, celle-ci n'avait aucun
droit de se plaindre d'une maigreur anormale. Elle en était évidemment
au dernier période de l'hydropisie, et sa tournure ressemblait beaucoup
à celle de l'énorme pièce de _bière d'Octobre_ qui se dressait, défoncée
par le haut, juste à côté d'elle, dans un coin de la chambre. Sa figure
était singulièrement ronde, rouge et

Last Page Next Page

Text Comparison with The Raven and The Philosophy of Composition

Page 0
Perrett The Decorations by Will Jenkins [Illustration] Paul Elder and Company San Francisco and New York Contents Foreword .
Page 1
It is indeed possible, as some critics assert, that this supposed analysis is purely fictitious.
Page 2
” I cannot think this the precise mode of procedure on the part of Godwin—and indeed what he himself acknowledges, is not altogether in accordance with Mr.
Page 3
What we term a long poem is, in fact, merely a succession of brief ones—that is.
Page 4
It appears evident, then, that there is a distinct limit, as regards length, to all works of literary art—the limit of a single sitting—and that, although in certain classes of prose composition, such as “Robinson Crusoe” (demanding no unity), this limit may be advantageously overpassed, it can never properly be overpassed in a poem.
Page 5
Melancholy is thus the most legitimate of all the poetical tones.
Page 6
This led me at once to a single word as the best refrain.
Page 7
Perceiving the opportunity thus afforded me—or, more strictly, thus forced upon me in the progress of the construction—I first established in mind the climax, or concluding query—that query to which “Nevermore” should be in the last place an answer—that in reply to which this word “Nevermore” should involve.
Page 8
Here, then, the poem may be said to have its beginning—at the end, where all works of art should begin—for it was here, at this point of my pre-considerations, that I first put pen to paper in the composition of the stanza: “Prophet!” said I, “thing of evil!—prophet still, if bird or devil! By that heaven that bends above us—by that God we both adore— Tell this soul with sorrow laden if, within the distant Aidenn, It shall clasp a sainted maiden whom the angels name Lenore— Clasp a rare and radiant maiden whom the angels name Lenore.
Page 9
The next point to be considered was the mode of bringing together the lover and the Raven—and the first branch of this consideration was the locale.
Page 10
So far, everything is within the limits of the accountable—of the real.
Page 11
Two things are invariably required: first, some amount of complexity, or, more properly, adaptation; and, secondly, some amount of suggestiveness—some under-current, however indefinite, of meaning.
Page 12
[Illustration: _Copyright 1906 by The Harwell-Evans Co.
Page 13
_] [Illustration] Open here I flung the shutter, when, with many a flirt and flutter, In there stepped a stately Raven of the saintly days of yore.
Page 14
“Wretch,” I cried, “thy God hath lent thee—by these angels he hath sent thee Respite—respite and nepenthe from thy memories of Lenore; Quaff, oh quaff this kind nepenthe and forget this lost Lenore!” Quoth the Raven, “Nevermore.
Page 15
Added Table of Contents.