Ligeia und andere Novellen; Sieben Gedichte

By Edgar Allan Poe

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wundervolles Übermaß von Pflege, daß
man träumen mochte, das Geschlecht der Feen, der fleißigen,
geschmackvollen, prunkliebenden und stolzen Feen sei auferstanden; wenn
aber der Blick von der scharfen Wassergrenze des myriadengetönten Hanges
zu seiner in niedrig ziehenden Wolken verschwimmenden Höhe schweifte, so
war es wirklich schwer, nicht an einen stürzenden Wasserfall von
Rubinen, Saphiren, Opalen und goldschimmernden Onyxen zu denken, der
schweigend aus dem Himmel niederstürzte.

Der Besucher, der plötzlich aus dem Dämmer der Schlucht in diese Bucht
herausgleitet, ist entzückt und überrascht, den vollen Ball der
untergehenden Sonne zu erblicken, die er längst tief unter dem Horizont
glaubte, die ihm nun aber gegenübersteht und den einzigen Abschluß eines
andernfalls unbegrenzten Ausblicks durch einen andern schluchtartigen
Einschnitt in den Hügeln bildet.

Hier aber verläßt der Reisende das Schiff, das ihn soweit getragen hat,
und besteigt ein leichtes Boot aus Elfenbein, das innen wie außen mit
Arabesken in Scharlachrot geziert ist. Bug und Hinterteil des Bootes
heben sich in scharfer Spitze hoch aus dem Wasser, so daß die Form des
Ganzen ein unregelmäßiger Halbmond ist. Mit der stolzen Anmut des
Schwanes wiegt es sich auf dem Spiegel der Bucht. Auf seinem
hermelinbelegten Boden ruht ein einziges leichtes Ruder aus Atlasholz;
doch kein Ruderer oder Begleiter ist zu sehen. Der Gast wird gebeten,
sich vertrauensvoll darauf zu verlassen, daß das Schicksal ihn behüten
wird. Der größere Kahn verschwindet, und er bleibt allein in dem Boot
zurück, das anscheinend unbeweglich mitten im See liegt. Während er
überlegt, welchen Kurs er nehmen soll, spürt er jedoch, daß das Feenboot
sich sacht bewegt. Es schwingt sich langsam herum, bis sein Bug zur
Sonne weist.

Es bewegt sich mit sanfter, aber zunehmender Schnelligkeit voran, und
das leichte Wellenkräuseln umtanzt die elfenbeinernen Bootswände wie mit
himmlischen Melodien -- und gibt jedenfalls die einzige Erklärung für
die schmeichelnde, doch schwermütige Musik, nach deren unsichtbarem
Ursprung der bestürzte Reisende vergeblich um sich blickt.

Das Boot rückt stetig voran, und das Felsentor der Durchsicht rückt
näher, so daß man deutlicher in seine Tiefen spähen kann. Rechts erhebt
sich eine Kette wild und üppig bewaldeter Höhen. Immer aber kann man
sehen, daß die köstliche Sauberkeit des Ufers dort, wo es ins Wasser
taucht, erhalten bleibt. Nicht ein Zeichen des an Flußufern sonst
üblichen Verfalls ist wahrzunehmen. Nach links ist die Szene sanfter,
und das Künstliche ist stärker betont. Hier schwingt sich das Ufer in
sehr sanfter Steigung vom Fluß empor und bildet eine breite Rasenfläche,
die nur mit Sammet zu vergleichen ist und ein so strahlendes Grün
aufweist, daß es mit dem reinsten Smaragd wetteifert. Dieses »Plateau«
hat eine wechselnde Breite von zehn zu dreihundert Metern und reicht vom
Ufer bis zu einer Mauer, die

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Text Comparison with Eureka

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A quelques-unes des critiques faites sur le livre, il répondit en ces termes, dans une lettre adressée à M.
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» _A ceux-là, si rares, qui m'aiment et que j'aime;_--_à ceux qui sentent plutôt qu'à ceux qui pensent;--aux rêveurs et à ceux qui ont mis leur foi dans les rêves comme dans les seules réalités,--j'offre ce Livre de Vérités, non pas spécialement pour son caractère.
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_ Il partait de ce qu'il affirmait être des axiomes, ou vérités évidentes par elles-mêmes;--et ce fait, maintenant bien constaté qu'il n'y a pas de vérités évidentes _par elles-mêmes_ n'infirme en aucune façon ses spéculations; il suffisait pour son dessein que les vérités en question fussent, en quelque façon, évidentes.
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_ S'il avait été prié d'indiquer par quelle voie, d'induction ou de déduction, il était parvenu à cette découverte, il aurait pu répondre: «Je ne sais rien de vos routes, mais je connais la machine de l'Univers.
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_ Mon but est seulement de montrer quelle folie c'est de vouloir prouver l'Infini, ou même notre conception de l'Infini, par un raisonnement aussi maladroit que celui qui est généralement employé.
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_ Je prétends simplement faire entendre _la plus grande étendue concevable_ d'espace,--domaine ténébreux et élastique, tantôt se rétrécissant, tantôt s'agrandissant, selon la force irrégulière de l'imagination.
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L'Action Divine, toutefois, étant considérée comme déterminée, et interrompue après l'opération primitive de la diffusion, nous concevons tout de suite une _réaction,_--en d'autres termes une tendance, _qui pourra être satisfaite,_ de tous les atomes désunis à retourner vers l'_Unité.
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Cependant la preuve _oculaire, physique,_ de l'attraction, ici même, sur cette Terre, fut enfin trouvée, en parfait accord avec la théorie newtonienne, et à la grande satisfaction de quelques-uns de ces reptiles intellectuels.
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que de suggérer,--et de _convaincre_ par la suggestion.
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_ Nous disons d'elles: elles sont vraies, elles sont évidentes.
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Laplace, se confinant dans une région _évidemment limitée,_ celle de notre système solaire, avec son entourage comparativement immédiat, et supposant _purement,_ c'est-à-dire sans établir aucune base quelconque, par induction ou par déduction, une grande partie de ce que j'essayais tout à l'heure de fixer sur une base plus solide qu'une pure hypothèse;--supposant, par exemple, la matière répandue (sans prétendre expliquer cette diffusion) à travers l'espace occupé par notre système, et même un peu au delà; répandue à l'état de nébulosité hétérogène et obéissant à la loi toute-puissante de la Gravitation, dont il ne s'avise pas de conjecturer le principe;--supposant toutes ces choses (qui sont parfaitement vraies, bien qu'il n'eût pas logiquement le droit de les supposer), Laplace, dis-je, a montré, dynamiquement et mathématiquement, que les résultats naissant forcément de telles circonstances sont ceux, et ceux-là seuls, que nous voyons manifestés dans la condition actuelle du système solaire.
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Cette difficulté, c'était de transformer forcément le normal en anormal,--de contraindre ce qui, dans sa condition originelle et légitime, était _Un,_ à se soumettre à la condition vicieuse de _Pluralité.
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E.
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_ [Footnote 1: Il n'est pas impossible que quelque perfectionnement imprévu d'optique nous révèle, parmi les innombrables variétés de systèmes, un soleil lumineux, entouré d'anneaux lumineux et non lumineux, en dedans, en dehors desquels, et entre lesquels roulent des planètes lumineuses et non lumineuses, accompagnées de lunes ayant leurs lunes, et même ces dernières possédant également leurs lunes particulières.
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Concevons donc une ellipse de cette nature.
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Ici, examinons une seconde fois l'étoile.
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En admettant que la chose soit telle qu'il le dit, nous ne pouvons nous empêcher de penser combien cette question: «Pourquoi les choses sont-elles ainsi?» serait cruellement embarrassante pour les philosophes _à priori.
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Je citais tout à l'heure le passage suivant de sir John Herschell, appliqué aux.
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Quand même on eût pu, par une cause aussi accessoire et indirecte que l'éther, démontrer cette fin, l'instinct qui révèle à l'Homme la Puissance Divine d'adaptation se serait révolté contre cette démonstration.
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Et maintenant, ce Cœur Divin,--quel est-il? _C'est notre propre cœur.