Ligeia und andere Novellen; Sieben Gedichte

By Edgar Allan Poe

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jedoch ein leichter Wind, denn die
Sonne war am Untergehen, und während ich auf dem Hügelkamm stehen blieb,
zerteilte sich der Nebel in krause Fetzen und flutete über die Szene.

Wie die Dinge so allmählich zum Vorschein kamen, Stück um Stück, hier
ein Baum, da ein Wasserblinken und hier wieder ein Stück Schornstein,
war mir nicht anders zumute, als sei das Ganze eines jener geschickten
Trugbilder, wie sie zuweilen unter der Bezeichnung »Vexierbilder«
dargeboten werden.

Mit der Zeit jedoch, als der Nebel sich völlig verzogen hatte, war auch
die Sonne hinter die sanften Hänge hinabgesunken, kam nun aber, als habe
sie ein leichtes »chassez« nach Süden gemacht, wieder in volle Sicht,
indem sie in purpurnem Glanz durch eine Kluft im Westen des Tales
hereinschimmerte. Plötzlich also und wie mit Zauberhand wurde dieses
ganze Tal und alles, was darin war, strahlend sichtbar.

Der erste »coup d'oeil«, als die Sonne in die angegebene Stellung glitt,
machte mir einen ähnlichen Eindruck, wie ihn mir in meiner Knabenzeit
das Schlußbild eines gut inszenierten Schauspiels oder Melodramas
hervorrief. Nicht einmal die Ungeheuerlichkeit in der Farbengebung
fehlte, denn die Sonne drang durch die Kluft in sattem Orangerot und
Purpur, während das lebhafte Grün des Grases im Tal durch den
Dunstschleier, der noch immer darüber schwebte, als widerstrebe ihm die
Trennung von einem so zauberhaft schönen Bild, mehr oder weniger auf
alle Dinge zurückgestrahlt wurde.

Das kleine Tal, in das meine Blicke so unter der Nebelschicht
hinabtauchten, konnte nicht mehr als vierhundert Meter Länge haben, die
Breite wechselte von fünfzig zu hundertundfünfzig oder auch zweihundert
Metern. An seinem Nordende war es außerordentlich schmal und
verbreiterte sich, aber nicht gerade regelmäßig, nach Süden hin. Die
größte Breite erreichte es ungefähr achtzig Meter vor dem südlichen
Ende. Die Hänge, welche das Tal umgaben, konnten nicht eigentlich Hügel
genannt werden, höchstens an ihrer Nordseite. Hier erhob sich eine
steile Felswand bis zu einer Höhe von neunzig Fuß und mehr, und wie ich
schon sagte, war das Tal hier nicht breiter als fünfzig Meter. Wer sich
aber von diesem Felsenriff nach Süden wandte, der fand zur Rechten und
Linken Abhänge, die sowohl weniger hoch wie auch weniger steil und
weniger felsig waren. Mit einem Wort, nach Süden hin wurde alles
schräger und sanfter, und doch war das ganze Tal von mehr oder weniger
hohen Erhebungen umgürtet, abgesehen von zwei Punkten. Von einem
derselben habe ich schon gesprochen. Er lag gegen Nordwesten, und hier
war es, wo die Sonne in der geschilderten Weise in das Amphitheater
ihren Weg fand, durch eine sauber geschnittene natürliche Kluft in der
granitenen Umfassung. Dieser Einschnitt mochte an seiner breitesten
Stelle zehn Meter betragen -- soweit das Auge das

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Text Comparison with Eureka

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«Je ne crois pas nécessaire de parler ici du savoir astronomique manifesté par l'étudiant en théologie dans ces seuls mots: «des étoiles et des soleils,» ni d'insinuer qu'il eût été plus grammatical de dire: «le développement et la formation _sont .
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Ou bien, commençant par un point distant, aussi défini que nous le pouvons concevoir, nous descendrons graduellement vers l'habitation de l'Homme.
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Ceci, dira-t-on, est un non-sens; peut-être bien; je crois vraiment que c'est un parfait non-sens, mais je n'ai nullement la prétention de le réclamer comme étant de mon fait.
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Efforçons-nous maintenant de concevoir ce qu'a pu et ce qu'a dû être la Matière dans sa condition absolue de _simplicité.
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Dans le fait, pendant que dans cette tendance des atomes vers l'Unité on reconnaîtra tout d'abord le principe de la Gravitation Newtonienne, ce que j'ai dit d'une force répulsive, servant à mettre des limites à la satisfaction immédiate, peut être entendu de _ce que_ nous avons jusqu'à présent désigné tantôt comme chaleur, tantôt comme magnétisme, tantôt comme _électricité;_ montrant ainsi, dans les vacillations de la phraséologie par laquelle nous essayons de _le_ définir, l'ignorance où nous sommes de son caractère mystérieux et terrible.
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_ La marche de ma pensée, arrivée à ce point, peut être grossièrement dessinée de la manière suivante:--Je me dis: «L'Unité, comme je l'ai expliquée, est une vérité;--je le sens.
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critique attribue à ce mot.
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Ainsi les phénomènes dont nous avons parlé ont dû donner partout des signes d'épuisement,--dans les planètes d'abord, et ensuite dans la masse génératrice.
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En d'autres termes, montrer que certaines données ont _pu_ et même ont _dû_ engendrer certain résultat existant, n'est pas suffisant pour prouver que ce résultat _est_ la conséquence des données en question; il faut encore démontrer qu'il n'existe pas et qu'il ne _peut pas exister_ d'autres données capables de donner naissance au même résultat.
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Tant que l'acte a duré, aucune réaction, évidemment, n'a pu.
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Ces divers corps ne sont pas de véritables sphères, mais des sphéroïdes aplatis, des sphères comprimées dans la région des pôles de l'axe imaginaire autour duquel elles tournent, l'aplatissement étant une conséquence de la rotation.
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Si à ce panorama succédait, au bout d'une heure, un autre panorama d'égale étendue; à ce second, au bout d'une heure, un troisième; à ce troisième, au bout d'une heure, un quatrième, et ainsi de suite, jusqu'à ce que tous les décors de la Terre fussent épuisés, et si nous étions invités à examiner ces divers panoramas pendant douze heures par jour, il ne nous faudrait pas moins de neuf ans et quarante-huit jours pour achever l'examen de la.
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Le diamètre de Jupiter est, avons-nous dit, de 86,000 milles! Celui du Soleil est de 882,000 milles.
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XIII L'imagination ainsi pleine de distances cosmiques, profitons de l'occasion pour parler de la difficulté que nous avons si souvent éprouvée, quand nous poursuivions le _chemin battu_ de la pensée astronomique, à rendre compte de ces vides incommensurables,--à expliquer pourquoi des gouffres, si totalement inoccupés et si inutiles en apparence, se sont produits entre les étoiles,--entre les groupes,--bref, à trouver une raison suffisante de l'échelle titanique, sur laquelle, quant à l'espace seulement, l'Univers paraît avoir été construit.
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En un mot, nous voyons toutes choses comme nous les verrions si un rapprochement universel avait lieu; mais, en général, je crois que s'il est naturel, quand nous examinons ces groupes, d'accueillir _l'idée d'un mouvement orbitaire autour d'un centre,_ ce n'est qu'à la condition d'admettre l'existence _possible,_ dans les domaines lointains de l'espace, de lois dynamiques qui nous seraient totalement inconnues.
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Alors, parmi d'incommensurables abîmes, brilleront des soleils inimaginables.
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Moyen, et non comme une Fin.
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Soumettons notre imagination à la loi suprême, à la loi des lois, la loi de périodicité; et nous sommes plus qu'autorisés à accepter cette croyance, disons plus, à nous complaire dans cette espérance, que les phénomènes progressifs que nous avons osé contempler seront renouvelés encore, encore, et éternellement; qu'un nouvel Univers fera explosion dans l'existence, et s'abîmera à son tour dans le non-être, à chaque soupir du Cœur de la Divinité.
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Nos âmes ne peuvent plus se révolter contre une _Douleur_ que nous nous sommes imposée nous-mêmes, pour l'accomplissement de nos propres desseins,--dans le but, quelquefois futile, d'agrandir le cercle de notre propre _Joie_.
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Il sent maintenant sa propre vie par une infinité de plaisirs imparfaits,--les plaisirs partiels et entremêlés de peine de ces êtres prodigieusement nombreux que tu nommes ses créatures, mais qui ne sont réellement que d'innombrables individualisations de Lui-même.