Eureka

By Edgar Allan Poe

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en même temps dans
ce _Non-Être_ qui, pour toute Perception Finie, doit être identique à
l'Unité,--dans ce Néant Matériel du fond duquel nous savons qu'elle a
été évoquée,--avec lequel seul elle a été _créée_ par la Volition de
Dieu.

Je répète donc: Efforçons-nous de comprendre que ce dernier globe,
fait de tous les globes, disparaîtra instantanément, et que Dieu seul
restera, tout entier, suprême résidu des choses.



XVI


Mais devons-nous nous arrêter ici? Non pas. De cette universelle
agglomération et de cette dissolution peut résulter, nous le
concevons aisément, une nouvelle série, toute différente peut-être,
de conditions,--une autre création,--une autre irradiation retournant
aussi sur elle-même,--une autre action, avec réaction, de la Volonté
Divine. Soumettons notre imagination à la loi suprême, à la loi des
lois, la loi de périodicité; et nous sommes plus qu'autorisés à
accepter cette croyance, disons plus, à nous complaire dans cette
espérance, que les phénomènes progressifs que nous avons osé contempler
seront renouvelés encore, encore, et éternellement; qu'un nouvel
Univers fera explosion dans l'existence, et s'abîmera à son tour dans
le non-être, à chaque soupir du Cœur de la Divinité.

Et maintenant, ce Cœur Divin,--quel est-il? _C'est notre propre cœur._

Que l'irrévérence apparente de cette idée n'effarouche pas nos âmes
et ne les détourne pas du froid exercice de la conscience,--de cette
profonde tranquillité dans l'analyse de soi-même,--par lesquels
seulement nous pouvons espérer d'arriver jusqu'à la plus sublime des
vérités, et la contempler à loisir, face à face.

Les phénomènes dont dépendent, à partir de ce point, nos conclusions,
sont des ombres purement spirituelles, mais qui n'en sont pas moins
entièrement substantielles.

Nous marchons, à travers les destinées de notre existence mondaine,
environnés de Souvenirs, obscurcis mais toujours présents, d'une
Destinée plus vaste,--qui remonte loin, bien loin dans le passé, et qui
est infiniment imposante.

La Jeunesse que nous vivons est particulièrement hantée par de tels
rêves,--que cependant nous ne prenons jamais pour des rêves. Nous les
_reconnaissons_ comme Souvenirs. Pendant notre jeunesse, nous faisons
trop clairement la distinction pour nous méprendre un seul instant.

Tant que dure cette Jeunesse, _ce sentiment de notre existence
personnelle_ est le plus naturel de tous les sentiments. Nous le
sentons très-pleinement, entièrement. Qu'il y ait eu une époque _où
nous n'existions pas,--_ou qu'il puisse se faire que nous n'ayons
jamais existé, ce sont là des considérations que, _pendant cette
jeunesse,_ nous ne comprenons que très-difficilement. Pourquoi
nous pouvions ne pas exister, c'est là, _jusqu'à l'époque de notre
Virilité,_ de toutes les questions, celle à laquelle il nous serait
le plus impossible de répondre. L'existence, l'existence personnelle,
l'existence de tout Temps et pour toute l'Éternité, nous semble,
jusqu'à l'époque de notre Virilité, une condition normale et
incontestable;--_cela nous semble,

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Mia amiko gxuis strangan fantazion (kiel alie mi nomu gxin?): apartan amon al la nokto mem, por ties propra eco.
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Mi certis tiam ke vi meditadis pri la malalta persono de Cxantijo.
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En tiu momento la krioj jam cxesis sed, dum la vizitantaro suprenrapidigxis laux la unua sxtuparo, du krudaj vocxoj, aux ecx pli, auxdigxis kolere disputante versxajne en la supera nivelo de la domo.
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Ne sukcesis malcxifri la eldiritajxon sed opiniis ke temis pri la Hispana lingvo.
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Tre ofte interparolis kun ambaux.
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La vizagxo timige miskolorigxis kaj la okulgloboj elstaregis.
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Kiam mankas tiuj kvalitoj iliaj entreprenoj malsukcesas.
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)--por tiu dirajxo la Angla lingvo ne havas ekvivalenton.
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Mi nun atentigu--ne la tutan atestajxaron pri tiuj vocxoj--sed tion kio _strangis_ en tiu atestajxaro.
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Sinjorinon kaj Frauxlinon Lespanajon ne detruis fantomoj.
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Granda boriletotruo trapenetris ties kadron maldekstraflanke kaj solidega najlo gxin ensidis, tien ensxovite preskaux gxiskape.
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La restajxo de la fusto dauxre staris fiksite en la boriletotruo kie gxi jam antauxe disrompigxis.
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Mia amiko dauxrigis sian diskurson.
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" "Retenante nun konstante antauxmense la konsiderindajxojn kiujn mi atentigis al vi--tiun strangan vocxon, tiun malkutiman facilmovecon kaj tiun surprizan mankon de motivo por murdo tiel aparte abomena--ni enketu pri la bucxado mem.
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Diru al mi kiel vi gxin interpretas.
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" "Prave! Kaj vi memoros dirajxon atribuitan preskaux unuanime al tiu vocxo--la dirajxon '_mon Dieu_.
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Cxiomalgrauxe, senkulpa mi estas, kaj mi plene konfesos ecx devonte morti pro tio.
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Gxi fermis la fenestron sendube gxin trapasante.