Eureka

By Edgar Allan Poe

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pas
un principe qui puisse affecter les lourdes et solides _sphères_ qui
doivent être considérées comme les vrais matériaux constituants de
l'Univers. Relativement aux comètes en général, permettez-moi de dire
en passant que nous avons le droit de les considérer comme les _éclairs
du Ciel cosmique._

L'idée d'un éther ralentissant et servant à amener l'agglomération
finale de toutes choses nous a semblé une seule fois confirmée par
une diminution positive observée dans l'orbite de la lune. Si nous en
référons aux éclipses enregistrées il y a 2,500 ans, nous voyons que
la vélocité de la révolution du satellite était alors bien moindre
qu'elle n'est aujourd'hui et que, en supposant que son mouvement dans
son orbite soit en accord constant avec la loi de Kepler, et ait été
alors, il y a 2,500 ans, soigneusement déterminé, elle est aujourd'hui,
relativement à la position qu'elle devrait occuper, en avance de 9,000
milles environ. L'accroissement de vélocité prouvait, naturellement,
une diminution de l'orbite, et les astronomes inclinaient fortement à
croire à l'existence d'un éther, quand Lagrange vint à la rescousse.
Il démontra que, grâce à la configuration des sphéroïdes, le petit axe
de leur ellipse est sujet à varier de longueur, tandis que le grand
axe reste le même, et que cette variation est continue et vibratoire,
de sorte que chaque orbite est dans un état de transition, soit du
cercle à l'ellipse, soit de l'ellipse au cercle. Le petit axe de la
lune étant dans sa période de décroissance, l'orbite passe du cercle
à l'ellipse et, conséquemment, décroît aussi; mais, après une longue
série de siècles, l'excentricité extrême sera atteinte; alors le petit
axe commencera à augmenter jusqu'à ce que l'orbite se transforme en un
cercle; puis la période de raccourcissement aura lieu de nouveau,--et
ainsi de suite à tour de rôle. Dans le cas de la Terre, l'orbite va
se transformant d'ellipse en cercle. Les faits ainsi démontrés ont
naturellement détruit la prétendue nécessité de supposer un éther et
toute appréhension relative à l'instabilité du système, laquelle était
attribuée à l'éther.

On se souvient que j'ai moi-même supposé quelque chose d'analogue et
que nous pouvons appeler un éther. J'ai parlé d'une _influence_ subtile
accompagnant partout la matière, bien qu'elle ne se manifeste que par
l'hétérogénéité de la matière. A cette _influence,_ dont je ne veux
ni ne puis en aucune façon définir la mystérieuse et terrible nature,
j'ai attribué les phénomènes variés d'électricité, de chaleur, de
magnétisme, et même de vitalité, de conscience et de pensée,--en un
mot, de spiritualité. On voit tout de suite que l'éther, compris de
cette façon, est radicalement distinct de l'éther des astronomes; le
leur est _matière_ et

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Text Comparison with The Raven Illustrated

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Taylor Drawn and engraved under the supervision of George T.
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curtain Thrilled me--filled me with fantastic Terrors never felt before; So that now, to still the beating Of my heart, I stood repeating, "'Tis some visitor entreating Entrance at my chamber door-- Some late visitor entreating Entrance at my chamber door; This it is and nothing more.
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" [Illustration: 0020] Open here I flung the shutter, .
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" .
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" Quoth the Raven, "Nevermore.
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" But the Raven still beguiling All my sad soul into smiling, Straight I wheeled a cushioned seat in Front of bird and bust and door; Then, upon the velvet sinking, I betook myself to linking Fancy unto fancy, thinking What this ominous bird of yore-- What this grim, ungainly, ghastly, Gaunt, and ominous bird of yore Meant in croaking " Nevermore.
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" [Illustration: 0029] [Illustration: 0031] [Illustration: 9031] "Prophet!" said I, "thing of evil!-- Prophet still, if bird or devil!-- Whether Tempter sent, or whether Tempest tossed thee here ashore, Desolate, yet all undaunted, On this desert land enchanted-- On this home by Horror haunted-- Tell me truly, I implore-- Is there,--is there balm in Gilead?-- Tell me--tell me, I implore!" .
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Quoth the Raven, " Nevermore.
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And the lamplight o'er him streaming Throws his shadow on the floor, And my soul from out that shadow That lies floating on the floor Shall be lifted--nevermore! [Illustration: 0035].