Eureka

By Edgar Allan Poe

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Véridique, mais
à cause de la Beauté qui abonde dans sa Vérité, et qui confirme_
son _caractère véridique. A ceux-là je présente cette composition
simplement comme un objet d'Art,--disons comme un Roman, ou, si ma
prétention n'est pas jugée trop haute, comme un Poëme._

Ce que j'avance ici est vrai;--_donc cela ne peut pas mourir;--ou, si
par quelque accident cela se trouve, aujourd'hui, écrasé au point d'en
mourir, cela_ ressuscitera dans la Vie Éternelle.

_Néanmoins c'est simplement comme Poëme que je désire que cet ouvrage
soit jugé, alors que je ne serai plus._

_E. P._




EUREKA

ou

ESSAI SUR L'UNIVERS

MATÉRIEL ET SPIRITUEL



I


C'est avec une humilité non affectée,--c'est même avec un sentiment
d'effroi,--que j'écris la phrase d'ouverture de cet ouvrage; car de
tous les sujets imaginables, celui que j'offre au lecteur est le plus
solennel, le plus vaste, le plus difficile, le plus auguste.

Quels termes saurai-je trouver, suffisamment simples dans leur
sublimité,--suffisamment sublimes dans leur simplicité,--pour la simple
énonciation de mon thème?

Je me suis imposé la tâche de parler de _l'Univers Physique,
Métaphysique et Mathématique,--Matériel et Spirituel:--de son
Essence, de son Origine, de sa Création, de sa Condition présente et
de sa Destinée._ Je serai, de plus, assez hardi pour contredire les
conclusions et conséquemment pour mettre en doute la sagacité des
hommes les plus grands et les plus justement respectés.

Qu'il me soit permis, en commençant, d'annoncer, non pas le théorème
que j'espère démontrer (car, quoi que puissent affirmer les
mathématiciens, la _chose_ qu'on appelle _démonstration_ n'existe pas,
en ce monde du moins), mais l'idée dominante que, dans le cours de cet
ouvrage, je m'efforcerai sans cesse de suggérer.

Donc, ma proposition générale est celle-ci: _Dans l'Unité Originelle
de l'Être Premier est contenue la Cause Secondaire de Tous les Êtres,
ainsi que le Game de leur inévitable Destruction._

Pour élucider cette idée, je me propose d'embrasser l'Univers dans un
seul coup d'œil, de telle sorte que l'esprit puisse en recevoir et en
percevoir une impression condensée, comme d'un simple individu.

Celui qui du sommet de l'Etna promène à loisir ses yeux autour de lui,
est principalement affecté par _l'étendue_ et par la _diversité_ du
tableau. Ce ne serait qu'en pirouettant rapidement sur son talon qu'il
pourrait se flatter de saisir le panorama dans sa sublime _unité._
Mais comme, sur le sommet de l'Etna, aucun homme ne s'est avisé de
pirouetter sur son talon, aucun homme non plus n'a jamais absorbé dans
son cerveau la parfaite unité de cette perspective, et conséquemment
toutes les considérations qui peuvent être impliquées dans cette unité
n'ont pas d'existence positive pour l'humanité.

Je ne connais pas un seul traité qui nous donne cette levée du plan de
l'_Univers_ (je me

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Text Comparison with The Raven and The Philosophy of Composition

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_ _Lenore_ ] [Illustration] The Raven and The Philosophy of Composition By Edgar Allan Poe Quarto Photogravure Edition Illustrated from Paintings by Galen J.
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” But these same critics would lead us further to believe that “The Raven” itself is almost a literal translation of the work of a Persian poet.
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Most writers—poets in especial—prefer having it understood that they compose by a species of fine phrenzy—an ecstatic intuition—and would positively shudder at letting the public take a.
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But since, ceteris paribus, no poet can afford to dispense with anything that may advance his design, it but remains to be seen whether there is, in extent, any advantage to counterbalance the loss of unity which attends it.
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to say, of brief poetical effects.
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Regarding, then, Beauty as my province, my next question referred to the tone of its highest manifestation—and all experience has shown that this tone is one of sadness.
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” In fact, it was the very first which presented itself.
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” I had now to combine the two ideas, of a lover lamenting his deceased mistress and a Raven continuously repeating the word “Nevermore.
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The extent to which this has been neglected, in versification, is one of the most unaccountable things in the world.
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Now, each of these lines, taken individually, has been employed before, and what originality “The Raven” has, is in their combination into stanza: nothing even remotely approaching this combination has ever been attempted.
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By the grave and stern decorum of the countenance it wore, “Though thy crest be shorn and shaven, thou,” I said, “art sure no craven, Ghastly grim and ancient Raven wandering from the Nightly shore— Tell me what thy lordly name is on the Night’s Plutonian shore!” Quoth the Raven, “Nevermore.
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” The student now guesses the state of the case, but is impelled, as I have before explained, by the human thirst for self-torture, and in part by superstition, to propound such queries to the bird as will bring him, the lover, the most of the luxury of sorrow, through the anticipated answer, “Nevermore.
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seek a moral in all that has been previously narrated.
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[Illustration] Then this ebony bird beguiling my sad fancy into smiling, By the grave and stern decorum of the countenance it wore, “Though thy crest be shorn and shaven, thou,” I said, “art sure no craven, Ghastly grim and ancient Raven wandering from the Nightly shore— Tell me what thy lordly name is on the Night’s Plutonian shore!” Quoth the Raven, “Nevermore.
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” [Illustration: _Copyright 1906 by The Harwell-Evans Co.
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