Eureka

By Edgar Allan Poe

Page 39

tendance vers le centre; l'une peut être
prise pour l'autre; tout ce qui s'applique à l'une doit s'appliquer à
l'autre, et enfin tout principe qui expliquera suffisamment l'une est
une explication indubitable de l'autre.

Je regarde soigneusement autour de moi pour trouver une objection
rationnelle contre ce que j'ai avancé, et je n'en puis découvrir
aucune; mais parmi cette classe d'objections généralement présentées
par les douteurs de profession, les amoureux du Doute, j'en aperçois
très-aisément trois, et je vais les examiner successivement.

On dira peut-être d'abord: «La preuve que la force d'irradiation (dans
le cas en question) est en proportion directe des carrés des distances
repose sur cette supposition gratuite que le nombre des atomes dans
chaque couche est la mesure de la force par laquelle ils ont été émis.»

Je réponds que non-seulement j'ai parfaitement le droit de faire
une telle supposition, mais que je n'aurais aucun droit d'en faire
une autre. Ce que je suppose est simplement qu'un effet sert de
mesure à la cause qui le produit,--que tout exercice de la Volonté
Divine sera proportionnel au but qui réclame cet exercice,--et que
les moyens de l'Omnipotence, ou de l'Omniscience, seront exactement
appropriés à ses desseins. Le déficit ou l'excès dans la cause ne
peuvent engendrer aucun effet. Si la force qui a irradié chaque couche
dans la position qu'elle occupe avait été moins ou plus grande qu'il
n'était nécessaire, c'est-à-dire, si elle n'avait pas été en proportion
directe avec le but, alors cette couche n'aurait pas pu être irradiée
à sa juste position. Si la force qui, en vue d'une égalité générale
de distribution, a émis le nombre juste d'atomes pour chaque couche,
n'avait pas été en proportion directe avec le nombre, alors ce nombre
n'aurait pas été le nombre demandé pour une égale distribution.

La seconde objection supposable a de meilleurs droits à une réponse.

C'est un principe admis en dynamique que tout corps, recevant une
impulsion, une disposition à se mouvoir, se meut en ligne droite
dans la direction donnée par la force impulsive, jusqu'à ce qu'il
soit détourné ou arrêté par quelque autre force. Comment donc,
demandera-t-on peut-être, ma première couche, la couche extérieure
d'atomes peut-elle arrêter son mouvement à la surface de la sphère
de verre imaginaire, quand une seconde force, d'un caractère non
imaginaire, ne se manifeste pas, pour expliquer cette interruption dans
le mouvement?

Je réponds que l'objection prend naissance ici dans une supposition
tout à fait gratuite de la part du critique,--la supposition d'un
principe dynamique à une époque où il n'existait pas de principes, en
quoi que ce soit;--je me sers naturellement du mot _principe_ dans le
sens même que le

Last Page Next Page

Text Comparison with The Raven Illustrated

Page 0
provided by the Internet Archive THE RAVEN By Edgar Allan Poe Illustrated New York E.
Page 1
" [Illustration: 9015] Presently my soul grew stronger; Hesitating then no longer, "Sir," said I, "or Madam, truly Your forgiveness I implore; But the fact is I was napping, And so gently you came rapping, And so faintly you came tapping, Tapping at my chamber door, That I scarce was sure I heard you"-- Here I opened .
Page 2
Deep into that darkness peering, Long I stood there, wondering, fearing, Doubting, dreaming dreams no mortals Ever dared to dream before; But the silence was unbroken, And the darkness gave no token, And the only word there spoken Was the whispered word, "Lenore?" This I whispered, and an echo Murmured back the word, "Lenore!" Merely this and nothing more.
Page 3
When, with many a flirt and flutter, In there stepped a stately Raven [Illustration: 8020] Of the saintly days of yore.
Page 4
Nothing farther then he uttered; Not a feather then he fluttered-- Till I scarcely more than muttered, " Other friends have flown before-- On the morrow he will leave me, As my hopes have flown before.
Page 5
master Whom unmerciful Disaster Followed fast and followed faster, So when hope he would adjure, Stern despair returned, Instead of the sweet hope he dared adjure, That sad answer, "Nevermore.
Page 6
" [Illustration: 0029] [Illustration: 0031] [Illustration: 9031] "Prophet!" said I, "thing of evil!-- Prophet still, if bird or devil!-- Whether Tempter sent, or whether Tempest tossed thee here ashore, Desolate, yet all undaunted, On this desert land enchanted-- On this home by Horror haunted-- Tell me truly, I implore-- Is there,--is there balm in Gilead?-- Tell me--tell me, I implore!" .
Page 7
" "Prophet!" said I, "thing of evil!-- Prophet still, if bird or devil!-- By that Heaven that bends above us-- By that God we both adore-- Tell this soul with sorrow laden If, within the distant Aidenn, It shall clasp a sainted maiden Whom the angels name Lenore-- [Illustration: 0032] Clasp a rare and radiant maiden Whom the angels name Lenore.
Page 8
And the lamplight o'er him streaming Throws his shadow on the floor, And my soul from out that shadow That lies floating on the floor Shall be lifted--nevermore! [Illustration: 0035].