Cuentos Clásicos del Norte, Primera Serie

By Edgar Allan Poe

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no pude hacerle entender una sola palabra, a pesar de que
gritaba en sus oídos con toda la fuerza de mi voz. Entonces sacudió la
cabeza, pálido como un muerto, y levantó uno de sus dedos como si
dijera: _¡Escucha!_

"Al principio no pude comprender lo que quería decir, mas luego un
horrible pensamiento me asaltó. Saqué el reloj de mi faltriquera. No
andaba. Miré la esfera a la luz de la luna, y rompí a llorar mientras lo
arrojaba a lo lejos en el océano. _¡Se había parado a las siete!
¡Estábamos atrasados respecto de la marea, y el remolino del Ström
estaba en plena furia!_

"Cuando un barco está bien construído, debidamente trincado y no lleva
demasiado lastre, parece que las olas se deslizan bajo su quilla en una
fuerte borrasca mientras las corre a lo largo, lo cual provoca la
admiración de la gente de tierra, y es lo que en jerga marina se llama
_correr las olas_.

"Bien; hasta entonces habíamos corrido el mar con bastante habilidad;
pero en aquel momento nos cogió un gigantesco golpe de agua exactamente
bajo la bovedilla, y nos arrebató conforme se elevaba, arriba, arriba,
como si fuera a llegar hasta las nubes. Jamás hubiera creído que una ola
pudiera levantarse a tal altura. Y luego caímos con un ímpetu, un
declive y una sacudida tal que me hizo sentir náuseas y vértigos como si
me precipitaran en sueños de lo alto de una gran montaña. Pero mientras
estuvimos arriba tuve tiempo de arrojar una rápida ojeada alrededor, y
esta ojeada fué más que suficiente. Comprendí en un momento nuestra
posición exacta. El abismo del Móskoe-ström se encontraba a un cuarto de
milla de distancia; pero era tan semejante en aquellos momentos al
Móskoe-ström de todos los días como puede asemejarse el remolino que
veis ahora a un simple canal de molino. Si no hubiera sabido dónde
estábamos y lo que se nos esperaba, no habría reconocido el lugar. Como
estaban las cosas, cerré los ojos involuntariamente por el horror. Mis
párpados apretáronse uno contra otro como en un espasmo.

"No habrían transcurrido más de dos minutos cuando sentimos amansarse
las olas súbitamente y nos encontramos envueltos en espuma. El barco dió
una media vuelta cerrada sobre babor y se disparó como un rayo en su
nueva dirección. En el mismo instante el ruido fragoroso del agua se
ahogó completamente en una especie de trémulo alarido, semejante al que
se podría imaginar lanzado por los tubos de escape de un millar de
barcos dejando todos escapar el vapor al mismo tiempo. Estábamos
entonces en el cinturón de marejada que

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Text Comparison with Eureka

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dans un discrédit général.
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qui croit qu'il verra un objet d'autant plus distinctement qu'il le tiendra plus près de ses yeux.
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Si l'aptitude à comprendre était prise pour critérium de la Vérité, ce qui est vérité pour _David_ Hume serait très-rarement vérité pour _Joe;_ et sur la terre il serait facile de démontrer la fausseté des quatre-vingt-dix-neuf centièmes de ce qui est certitude dans le ciel.
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Qu'un arbre puisse être et n'être pas un arbre, c'est là une idée que les anges ou les démons pourraient peut-être concevoir; mais sur la terre il n'y a que les habitants de Bedlam ou les transcendantalistes qui réussissent à la comprendre.
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_ Un mot enfin était nécessaire, au moyen duquel un être humain pût se mettre tout d'abord en rapport avec un autre être humain et avec une certaine _tendance_ de l'intelligence humaine.
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_ «C'est une sphère, dit-il, dont le centre est partout, et la circonférence nulle part.
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bien loin d'être une pure supposition.
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_ Écartons maintenant les deux termes équivoques, _gravitation_ et _électricité,_ et adoptons les expressions plus définies _d'attraction_ et de _répulsion.
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Mais, en dépit de cette confirmation d'une vérité qui n'en avait aucun besoin,--en dépit de la prétendue corroboration de la _théorie_ par la prétendue _preuve oculaire et physique,--_en dépit du caractère de cette corroboration,--les idées que les vrais philosophes eux-mêmes ne peuvent s'empêcher d'accepter relativement à la gravitation, et particulièrement les idées acceptées et complaisamment maintenues par les hommes vulgaires, ont été évidemment tirées, pour la plus grande partie, d'une considération du principe, tel qu'ils le trouvent simplement développé _sur la planète à laquelle ils sont attachés.
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naturellement plus d'atomes dans la direction du centre que dans toute autre direction; c'est donc dans ce sens qu'il est poussé, mais il n'y est pas poussé parce que le centre est _le point de son origine.
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tendance vers le centre; l'une peut être prise pour l'autre; tout ce qui s'applique à l'une doit s'appliquer à l'autre, et enfin tout principe qui expliquera suffisamment l'une est une explication indubitable de l'autre.
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Je maintiens d'abord que le mode tel que je l'ai décrit est _le seul_ par lequel nous puissions concevoir que la Matière ait été répandue de manière à satisfaire à la fois aux deux conditions d'irradiation et de distribution généralement égale.
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Aucune Réaction n'aurait pu avoir lieu; aucun mouvement vers l'Unité n'aurait pu se faire; aucune loi de gravitation n'aurait pu s'établir.
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Cette dernière projeta d'abord sept bandes, qui, après s'être rompues, se sphérifièrent en autant de lunes; mais elle paraît s'être subséquemment déchargée, à trois époques distinctes et peu éloignées l'une de l'autre, de trois anneaux dont la constitution se trouva, par un accident apparent, assez uniforme et assez solide pour ne fournir aucune occasion de rupture; aussi ils continuent à tourner sous la forme d'anneaux.
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En outre, ceux qui affirment l'existence des nébuleuses ne placent pas la nébulosité à une extrême distance; ils déclarent que c'est une nébulosité réelle et non pas perspective.
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P.
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Ici il s'en rassemblera un millier, là un million; ici peut-être un trillion,--laissant ainsi autour d'eux d'incommensurables vides dans l'espace.
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Quelque faible que soit l'appréciation obtenue par ce moyen de la réelle distance de la Lune à la Terre, elle aura néanmoins cette utilité de nous faire mieux comprendre la folie de vouloir saisir par la pensée des distances telles que les 2,800 millions de milles qui séparent Neptune de notre Soleil; ou même les 95 millions de milles compris entre le Soleil et la Terre que nous habitons.
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L'étoile 61 du Cygne est donc éloignée de nous de presque soixante-quatre quintillions de milles, ou de plus de trois fois la distance la plus petite possible attribuée à Alpha Lyræ.
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Au contraire, elle a toujours été suggérée, comme je l'ai dit, par les mouvements tourbillonnant autour des centres, et c'est dans le même ordre de faits, c'est-à-dire dans ces mêmes mouvements circulaires, que naturellement on a cherché une raison qui expliquât cette idée, une _cause_ qui pût amener cette agglomération de tous les globes en un seul, _lequel était déjà supposé existant.