Cuentos Clásicos del Norte, Primera Serie

By Edgar Allan Poe

Page 131

la noche al
ancla a causa de calma chicha, lo que es raro, en verdad, en estos
parajes; y otra vez tuvimos que quedarnos en aquellos sitios, muertos de
hambre, casi una semana, debido a un viento huracanado que comenzó a
soplar poco después de nuestro arribo y que ponía el canal demasiado
tempestuoso para pensar en atravesarlo. En aquella ocasión hubiéramos
sido arrebatados por el mar, a pesar de todo, pues los remolinos nos
arrastraban en redondo con tal violencia que hubimos de encepar el ancla
y comenzar a rastrearla; hasta que, afortunadamente, entramos en una de
las innumerables corrientes atravesadas que se encuentran hoy aquí,
mañana allí, la cual nos arrastró a sotavento de Flimen, donde pudimos
abordar.

"No podría relataros la vigésima parte de las dificultades a que nos
veíamos obligados a hacer frente en _el terreno_; es mal paraje para
encontrarse allí, aun en el buen tiempo; pero nos dábamos maña para
escapar sin accidentes de las garras del Móskoe-ström, aunque en ciertas
ocasiones tenía el corazón en la boca cuando sucedía que lleváramos un
minuto de retraso o de adelanto sobre la marea. A veces el viento no era
tan fuerte al partir como lo habíamos calculado, y entonces avanzábamos
menos de lo que habríamos deseado, mientras la corriente hacía
ingobernable la embarcación. Mi hermano mayor tenía un hijo de dieciocho
años, y por mi parte, tenía yo dos robustos mozos hijos míos. Ellos nos
habrían ayudado muchísimo en algunas ocasiones para manejar los remos y
luego para pescar; pero, aun cuando nosotros nos arriesgáramos
voluntariamente, no teníamos alma de poner en peligro a los muchachos
porque, hay que decirlo de una vez, el peligro era horrible; ésta es la
verdad.

"Dentro de pocos días se cumplirán tres años desde que sucedió lo que
voy a relataros. Era el 10 de agosto de 18--, día que la gente de este
lado del mundo jamás olvidará, porque se desató el huracán más
formidable que jamás envió el cielo. Y sin embargo, toda la mañana, y
aun hasta avanzada la tarde, hubo una brisa sudoeste, suave y constante,
mientras brillaba el sol en todo su esplendor; de manera que ni los
marinos más viejos habrían podido pronosticar lo que iba a suceder.

"Nosotros tres, mis dos hermanos y yo, cruzamos hacia las dos de la
tarde en dirección a las islas, y pronto tuvimos casi llena la
embarcación de pescado fino que, según todos pudimos notarlo, abundaba
mucho más aquel día que en todas las ocasiones que podíamos recordar.
Eran justamente las siete, _por mi reloj_, cuando levamos ancla para
regresar, contando con atravesar la peor

Last Page Next Page

Text Comparison with Derniers Contes

Page 4
.
Page 13
"Nous n'etions pas plus tot delivres du grand ennui que nous causerent ces oiseaux que nous fumes terrifies par l'apparition.
Page 15
"Parmi ces necromanciens, il y en avait un qui avait dans ses veines le sang des salamandres; il ne se faisait aucun scrupule de s'asseoir et de fumer son chibouc dans un four tout rouge en attendant que son diner y fut parfaitement cuit[26].
Page 19
_--Rien de plus amusant que de monter l'echelle de corde qui conduit au sommet du ballon, et de contempler de la le monde environnant.
Page 21
Personne n'osa emettre une verite dont il ne se sentit redevable qu'a son _ame_.
Page 22
Mill ait pu s'imaginer qu'il etait necessaire d'appeler l'attention sur une verite aussi simple.
Page 25
Toutefois, il eut son utilite, comme toutes choses, meme les plus viles; il donna a l'humanite une lecon que jusqu'ici elle n'a pas oubliee--qu'il ne faut jamais aller en sens inverse des analogies naturelles.
Page 27
Ce bras s'elargit graduellement jusqu'a ce qu'il eut atteint sa largeur actuelle--un mille.
Page 40
Quelle folie s'empara alors de moi? Pourquoi courus-je au devant de mon destin? Je fus saisie du desir irresistible de monter a cette tour vertigineuse et de contempler de la l'immense panorama de la cite.
Page 43
J'elevai les mains et essayai de toutes mes forces de soulever la lourde barre de fer.
Page 49
Mais a son grand regret, il s'apercoit qu'il a laisse son portefeuille dans la poche d'un autre habit.
Page 50
Il se console toutefois en se disant qu'apres tout il n'a pas ete assez sot pour laisser les marchandises sans l'argent; il rentre a la boutique l'air fort satisfait de lui-meme, et ne peut s'empecher de se sentir blesse et indigne quand son maitre lui demande ce qu'il a fait de la monnaie.
Page 81
Ici gisait une cuisiniere pleine des derniers traites d'Ethique, la une chaudiere de _Melanges_ in-12.
Page 89
Mais, monsieur, le corps n'a rien a voir dans la transaction.
Page 91
Et comme, en faisant parcourir a la bande toute la longueur du cone, on traverse tous les diametres possibles, on ne peut manquer de reussir.
Page 103
Il est a peine besoin d'observer qu'un poeme ne merite ce nom qu'autant qu'il emeut l'ame en l'elevant.
Page 114
S'il avait ete un Nouvel Englander, il est probable qu'il eut ete mis au premier rang des lyriques americains par cette magnanime cabale qui a si longtemps tenu dans ses mains les destinees de la litterature americaine, en dirigeant ce qu'on appelle la _North American Review_.
Page 116
Je ne connais pas dans toute la litterature anglaise un poeme plus profondement,--plus magiquement _imaginatif_, dans le meilleur sens du mot, que les vers qui commencent ainsi: "Je voudrais etre pres de ce lac sombre"--qui sont de la main de Thomas Moore.
Page 126
Quelques-uns, qui commencent a pousser, ne sont qu'en partie petrifies.
Page 134
"Dans toutes les allusions de l'auteur de Childe-Harold a sa passion pour Mary Chaworth, circule un souffle de tendresse et de purete presque spirituelle, qui contraste violemment avec la grossierete terrestre qui penetre et defigure ses poemes d'amour ordinaires.