Ιστορίες αλλόκοτες

By Edgar Allan Poe

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τοÏ
γηραιού κτήματος, σÏ
γκρατούμενον
από τοÏ
τείχοÏ
ς τοÏ
πύργοÏ
. Η εκ μελανωπής δρÏ
ός και λίαν Ï
ψηλή
οροφή τοÏ
θαλάμοÏ
εσχημάτιζε θόλον και ήτο κεκοσμημένη διά των
παραδοξοτέρων και φανταστικοτέρων κοσμημάτων, ρÏ
θμού ημιγοτθικού
και ημιδρÏ
ϊκού, από τοÏ
κέντροÏ
δε αÏ
τής ανήρτητο διά χονδρής
χρÏ
σής αλύσεως λαμπτήρ επίσης χρÏ
σούς, έχων σχήμα θÏ
μιατηρίοÏ
, διά
των αλλοκότων κεντημάτων τοÏ
οποίοÏ
εξεχέετο ποικιλόχροÏ
ν φως.
Διάφορα μέρη τοÏ
θαλάμοÏ
ήσαν επιστρωμένα διά σπανίων ανατολικών
σοφάδων, πολλαχού δε έκειντο λÏ
χνίαι ανατολικού ρÏ
θμού· η νÏ
μφική
κλίνη κατά τον ινδικόν ρÏ
θμόν, χαμηλή και εκ γεγλÏ
μμένοÏ
ξύλοÏ

εβένοÏ
, έφερεν ύπερθεν καταπέτασμα, όμοιον προς νεκρικήν σινδόνην.
Αλλ' ό,τι κÏ
ρίως εξέπλησσε την φαντασίαν ήσαν, φεÏ
! τα
παραπετάσματα, άτινα εκάλÏ
πτον καθ' ολοκληρίαν τα τεράστια εκείνα
τείχη· το ύφασμα αÏ
τών ήτο χρÏ
σούν και βαρύτιμον λίαν, φέρον
ακανονίστως μορφάς αλλοκότοÏ
ς, αι οποίαι ήλλασσον διαφόροÏ
ς όψεις,
αναλόγως τοÏ
μέροÏ
ς ένθα ίστατο ο παρατηρών. Ούτω, μόλις εισήρχετό
τις, παρίσταντο αύται προ των ομμάτων τοÏ
ως μορφαί τερατώδεις,
εφ' όσον όμως προÏ
χώρει, μετεβάλλοντο βαθμηδόν, ούτως ώστε ο
θεατής, αλλάσσων θέσεις, έβλεπεν εαÏ
τόν περιστοιχούμενον Ï
πό
σωρείας μÏ
σαρών μορφών, ομοίων προς τα δημιοÏ
ργήματα της
δεισιδαιμονίας τοÏ
Βορρά· σφοδρόν δε ρεύμα αέρος, εισερχόμενον
τεχνηέντως διά τοÏ
τοίχοÏ
όπισθεν των παραπετασμάτων, επέτεινε την
φαντασμαγορίαν, παρέχον εις το όλον εμψύχωσιν τρομακτικήν και
αποτρόπαιον. Τοιούτος ο θάλαμος, όποÏ
διήνÏ
σα τον πρώτον μήνα τοÏ

γάμοÏ
μετά της δεÏ
τέρας μοÏ
σÏ
ζύγοÏ
. ΟÏ
δόλως αμφέβαλλον ότι η
σύζÏ
γός μοÏ
Ροβένα εφοβείτο το άγριον ύφος μοÏ
, ότι με απέφεÏ
γε
και ελαχίστην έτρεφε προς με αγάπην, αλλά τούτο με ηÏ
χαρίστει. Την
εμίσοÏ
ν ως δαίμων μάλλον ή άνθρωπος, η δε μνήμη μοÏ
ενετρύφα
αενάως εις την αναπόλησιν της προσφιλούς μοι Λιγείας, της σεβαστής
και ωραίας νεκράς μοÏ
. ΕβÏ
θιζόμην εις αρρήτοÏ
ς απολαύσεις διά των
αναμνήσεών μοÏ
, των αναμνήσεων της αγνότητος, της σοφίας και τοÏ

περιπαθούς έρωτος.

Εφλεγόμην δι' αÏ
τήν Ï
πό πάθοÏ
ς σφοδροτέροÏ
ίσως τοÏ
ιδικού της, εν
στιγμαίς μάλιστα διεγέρσεως, επερχομένης μοι εκ της χρήσεως τοÏ

οπίοÏ
· την εκάλοÏ
ν μεγαλοφώνως διά τοÏ
ονόματός της εν τη σιγή της
νÏ
κτός και εις τα σκιερά καταφύγια των κοιλάδων κατά την ημέραν,
ωσανεί διά της αγρίας ταύτης ενεργείας τοÏ
σφοδρού μοÏ
πάθοÏ
ς
έμελλον να την επαναφέρω εις την ζωήν, εξ ης είχεν απέλθει· διά
παντός αρά γε; αλλ' ήτο δÏ
νατόν; Κατά τας πρώτας ημέρας τοÏ

δεÏ
τέροÏ
από τοÏ
γάμοÏ
ημών μηνός η λαίδη Ροβένα προσεβλήθη Ï
πό
αιφνιδίας νόσοÏ
, διαρκεσάσης εφ' ικανόν, κατά τας δεινάς δε νύκτας
τοÏ
πÏ
ρετού εις λήθαργον διατελούσα παρελήρει, ομιλούσα περί ήχων
και κινήσεων, οÏ
ς ήκοÏ
εν αορίστως εν τω δωματίω, αλλά δεν προσείχα
εγώ, αποδίδων τοÏ
ς λόγοÏ
ς της εις την εκ τοÏ
πÏ
ρετού σύγχÏ
σιν των
ιδεών της και κÏ
ρίως εις την φαντασμαγορικήν επίδρασιν τοÏ

θαλάμοÏ
. Μετά καιρόν τέλος ανέρρωσεν. Αλλά δεν παρήλθε πολύ χρόνος
και νέα πάλιν προσβολή, σφοδροτέρα της πρώτης, έρριψε την Ροβέναν
εις την θλιβεράν εκείνην κλίνην,

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Text Comparison with Eureka

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_ Il me semble que, pour obtenir l'effet en question, ainsi que les conséquences, les conclusions, les suggestions, les spéculations, ou, pour mettre les choses au pire, les simples conjectures qui en peuvent résulter, nous aurions besoin d'opérer une espèce de pirouette mentale sur le talon.
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A la fin cependant, il reconquit du terrain, et il lui fut permis de partager l'empire de la philosophie avec son moderne rival;--les savants se contentant de proscrire tous autres compétiteurs, passés, présents et à venir, et mettant fin à toute controverse sur ce sujet par la promulgation d'une loi médique, en vertu de laquelle les routes Aristotélienne et Baconienne étaient, et de plein droit devaient être les seules voies possibles pour atteindre la connaissance.
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Tous les essais de généralisation étaient accueillis par les mots: «Théorique! Théorie! Théoricien!» Toute pensée, en un mot, était ressentie par eux comme un outrage personnel.
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Prenant pour point de départ notre point de vue, c'est-à-dire la Terre où nous sommes, nous pouvons de là nous diriger vers les autres planètes de notre système, de là vers le Soleil, de là vers notre système considéré collectivement; de là enfin nous pouvons nous élancer vers d'autres systèmes, indéfiniment et de plus en plus au large.
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.
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Concevons donc simplement la Particule comme non absolument épuisée par sa diffusion à travers l'Espace.
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La différence _d'espèce,_ nous la concevons aussi très-aisément comme résultant de différences dans la grosseur et dans la forme, supposées plus ou moins conjointes;--en effet, puisque l'_Unité_ de la Particule proprement dite implique homogénéité absolue, nous ne pouvons pas supposer que les atomes, au moment de leur diffusion, diffèrent en espèce, sans imaginer en même temps une opération spéciale de la Volonté Divine, agissant à l'émission de chaque atome, dans le but d'effectuer en chacun une transformation de sa nature essentielle;--et nous devons d'autant plus repousser une idée aussi fantastique, que l'objet en vue peut parfaitement bien être atteint sans une aussi minutieuse et laborieuse intervention.
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Cette preuve jaillit, indirectement et incidemment (comme jaillirent presque toutes les vérités importantes), d'une tentative faite pour mesurer la densité moyenne de la Terre.
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Chaque atome, formant une partie d'un globe généralement uniforme d'atomes, trouve.
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Je suis parti, on se le rappelle, de l'idée d'une distribution généralement uniforme, mais particulièrement inégale, des atomes;--idée confirmée, je le répète, par une inspection des étoiles, telles qu'elles existent actuellement.
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Les deux conditions nécessaires, celles de l'irradiation et d'une diffusion égale, sont accomplies par le _seul_ mode qui.
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La molécule absolue, indépendante, originellement créée par la Volition Divine, doit avoir été dans une condition de _normalité_ positive ou de perfection;--car toute imperfection implique rapport.
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Imaginons, en un mot, qu'aucune rupture n'ait eu lieu parmi les anneaux jusqu'à la projection finale de celui qui a donné naissance à Mercure.
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Notre Soleil, l'astre central et dirigeant du système auquel appartient Jupiter, est non-seulement plus gros que Jupiter, mais aussi beaucoup plus gros que toutes les planètes du système prises ensemble.
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_ Ce calcul, d'ailleurs, a été fait par Herschell l'aîné, et n'a trait qu'à ces groupes comparativement rapprochés qui se trouvaient à la portée de son propre télescope.
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En même temps que la direction purement générale de chaque atome, de chaque lune, planète, étoile ou groupe, serait, dans mon hypothèse, absolument rectiligne; en même temps que la route générale suivie par tous les corps serait une ligne droite conduisant au centre de tout, il est clair que cette direction rectiligne serait composée de ce que nous pouvons appeler, sans exagération, une infinité de courbes particulières, résultat des différences continuelles de position relative parmi ces masses innombrables, à mesure que chacune progresse dans son pèlerinage vers l'Unité finale.
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Il y a toujours un noyau apparent dans la direction duquel les étoiles semblent se précipiter, et ces noyaux ne peuvent pas être pris pour de purs phénomènes de perspective;--les groupes sont réellement plus denses vers le centre, plus clairs vers les régions extrêmes.
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_ Elle naît instantanément de l'observation, même superficielle, des mouvements circulaires.
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Il n'existe peut-être pas un seul homme, d'une éducation ordinaire et d'une faculté de méditation moyenne, à qui, dans une certaine mesure, l'idée en question ne se soit présentée, comme spontanée, instinctive, et portant tout le caractère d'une conception profonde et originale.
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Qu'il y ait eu une époque _où nous n'existions pas,--_ou qu'il puisse se faire que nous n'ayons jamais existé, ce sont là des considérations que, _pendant cette jeunesse,_ nous ne comprenons que très-difficilement.